La Chapelle-Chaussée (Ille-et-Vilaine), retables de l’église Saint-Pierre, 1835

  • Maîtrise d’œuvre : agence XV41, architecte du patrimoine
  • Mission : diagnostic sanitaire des retables de l’église Saint-Pierre
  • Retables non-protégés
  • 2022

L’étude de l’histoire de l’église Saint-Pierre de La Chapelle-Chaussée a été complétée par celle des trois retables qui composent l’édifice. En l’absence de source, c’est la contextualisation dans l’histoire de l’édifice qui permet d’estimer la création de ces meubles vers 1835, lorsque l’église est achevée après de profondes modifications structurelles.

L’étude s’est attachée à rendre compte de l’état de conservation du support bois et de la polychromie (peinture et dorure) qui le recouvre, afin d’intégrer le mobilier dans le projet de travaux de restauration établi par l’Architecte du patrimoine en charge du diagnostic sanitaire de l’église.

Les retables situés au nord et au sud du transept sont de facture identique, seules diffèrent leurs dédicaces : celui du nord est dédié à la Vierge, quand celui du sud l’est au Sacré-Cœur. Composés de châtaignier et de sapin, ils s’organisent en trois registres similaires : 

  1. un autel et un emmarchement en faux-bois de châtaignier au premier ; 
  2. des travées latérales qui supportent les statues de Sainte-Thérèse de Lisieux et d’un curé d’Ars pour le retable nord, d’un Saint-Évêque et d’un Saint-Diacre pour le retable sud, au second ; 
  3. d’un fronton triangulaire surmonté d’une croix chrétienne au registre supérieur. 

Les retables et leurs colonnes ont été peints en faux-bois de châtaignier et en faux-marbre rosé, techniques picturales courantes au 19e siècle. Cet ensemble subit aujourd’hui les dégradations inhérentes à leur climat de conservation (environnement de l’église) 

Le retable central date également des années 1835 et est composé des mêmes matériaux que les retables nord et sud : 

  1. L’autel en tombeau d’Agrippa, similaire à celui des églises Saint-Etienne de Rennes et de Saint-Martin-Saint-Pierre de Langan, pourrait être attribué à l’atelier Melin. De part et d’autre de l’autel, le premier registre est percé de deux portes en bois menant à la sacristie. 
  2. Le second registre est composé de travées latérales peintes dans un faux-marbre rosé rappelant le style Napoléon III, et d’un tableau du Christ.
  3. Un fort fronton curviligne termine le retable au dernier registre.

L’ensemble est massif et aux proportions non équilibrées, occasionnant une répartition des charges complexe.

Diagnostic sanitaire des retables de l'église Saint-Pierre de La Chapelle-Chaussée (Ille-et-Vilaine), patrimoine non-protégé au titre des Monuments historiques
Retables de l’église Saint-Pierre de La Chapelle-Chaussée, patrimoine non-protégé © Anthemion, 2022

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