L’histoire est une science frustrante

L’histoire est une science. Oui, une science. Une science de l’homme, de son art, de ses techniques. Depuis maintenant trois ans, j’exerce mon métier d’historienne depuis ma Bretagne natale, et mes missions visent à connaître l’histoire de des édifices et des objets qui composent notre patrimoine à tous : églises, chapelles, châteaux, retables, maisons anciennes, et j’en passe.

Et bien, vous savez quoi ? Les historiens sont soumis à la frustration !


👁 Parfois, je croise des documents qui ont l’air passionnant, mais qui n’intéressent pas le sujet de ma recherche. Difficile de résister à la tentation de les lire ! Ou d’autres qui me servent directement et dont le contenu apporterait aussi beaucoup à l’histoire sociale ou matérielle, mais je dois en extraire uniquement la substantifique moelle qui alimentera mon sujet.


🙄 Parfois, les documents les plus prometteurs sont aussi les plus altérés


♟️ Parfois, je retrouve une masse d’informations inattendues : un jackpot qui, paradoxalement, n’était pas prévu dans le plan de charge de l’entreprise mais qui existe et qui, de fait, rejoint la liste des sources intégrées à l’étude. (L’historien se met dans la panade, mais avec passion ! 😄)


🌊 Parfois, une seule archive ébranle une hypothèse qui semblait jusque là bien solide. Et avec un peu de chance, j’ai bien insisté dessus pendant plusieurs paragraphes…


🃏 Et parfois, même avec toute la bonne volonté du monde, on ne trouve tout simplement pas ce que l’on recherche. Nada.


Cependant, je vous rassure, on trouve généralement bien plus !


Bien plus que la donnée, la date, le texte. Ça tient parfois à un rien :

💢 un carton de vitrail furieusement déchiré de la main de l’artisan lui-même,

🍀 un petit nom gravé au revers d’un retable,

✨ un visage peint beaucoup trop singulier pour être anonyme,

✒️ une lettre où l’auteur exprime pudiquement ses émotions, ou décrit l’ambiance délétère qui règne autour de lui…


Un saut dans le passé, vers une époque finalement jamais si lointaine, pas si morte.


Car l’histoire est une science fabuleuse, à la fois technique et sensible !

C’est bien pour cela qu’il est primordial d’associer une étude historique ou patrimoniale à tout projet de restauration. S’en passer c’est prendre le risque de passer à côté de trésor insoupçonné, ou d’altérer l’âme des lieu, même si les travaux sont matériellement réussis.

Et c’est bien pour cela qu’Anthemion est appelé par des maîtres d’ouvrage qui souhaitent connaître les atouts de leurs biens (qu’il s’agisse de Monument historique ou non, de patrimoine bâti ou mobilier), ou par des maîtres d’œuvre, généralement architectes du patrimoine, pour des études préalables pluridisciplinaires.


📸 : dessin préparatoire sur calque d’Auguste Alleaume, croisé au cours d’une étude historique. Ne concernait en rien l’église étudiée mais méritait bien une digression.

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